Centre Culturel de l'Entente Cordiale - Château d'Hardelot - Le 21 novembre 2017 - 09h03
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Centre Culturel de l'Entente Cordiale - Château d'Hardelot

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The Fairy Queen in Progress Opéra tout terrain, à 12 avec entrain et sans entracte (quoique si...)

Le 25 juin 2015

Théâtre éphémère

Type d'événement : Concert
Territoire : Boulonnais
Horaires : 20h30
Coût : Plein tarif : 15 €
Tarif gratuit : moins de 18 ans, étudiants, bénéficiaires R.S.A. demandeurs d’emploi
Midsummer pass’ : abonnement 25 € puis 5 € le spectacle

Chantal Santon, soprano
Albane Carrère, mezzo
Jeffrey Thompson, ténor
Philippe Nicolas Martin, baryton

Ensemble Contraste
Arnaud Thorette & Johan Farjot, direction musicale
Laurent-Guillaume Delhinger, mise en scène
Arnaud Thorette, violon et alto
Johan Farjot, clavecin et Fender Rhodes
Stéphane Logerot, contrebasse
Vincent Le Quang, saxophone

Adaptation du livret et mise en scène : Laurent-Guillaume Dehlinger
Réécriture/composition musicale : Arnaud Thorette et Johan Farjot
Coproduction :Contraste Productions, Centre culturel de l'Entente cordiale - château d'Hardelot, Compagnie Deracinemoa, Opéra-Théâtre de Metz Métropole

Quand les humains s’endorment, les elfes s’éveillent. Alors que ces deux mondes ne semblent pas pouvoir communiquer, la ronde de l’amour va les réunir le temps d’une nuit. Hermia aime Lysandre, mais son père veut la marier à Démétrius, lui-même convoité par Hélène. Pendant ce temps, dans la forêt, Obéron a ordonné à Puck le lutin d’utiliser une fleur magique pour se venger de sa femme Titiana, la reine des fées.

L’ensemble Contraste et la compagnie Deracinemoa, entourés de chanteurs magnifiques entremêlent leurs univers autour de Purcell et Shakespeare, pour un moment unique : celui de l’opéra anglais !

Mêler artistes de rue en prise constante avec le public, chanteurs lyriques nous délivrant toute la subtilité de l’art vocal anglais, et musiciens aussi à l’aise dans le jazz que le répertoire baroque, c’est le pari que nous proposons ici.

Un spectacle d’une originalité folle et d’une recherche en parfait accord avec son temps.

Pourquoi The Fairy Queen aujourd’hui ?

Pour rendre hommage à William Shakespeare nous avons souhaité adapter une de ses pièces de théâtre les plus connues, Le Songe d’une nuit d’été, mise en musique par Henry Purcell dans son opéra The Fairy Queen. Imaginer aujourd’hui Fairy Queen est un défi passionnant. Genre hybride et truffé d’originalités musicales et théâtrales, le semi-opéra composé par Henry Purcell s’inspire de genres musicaux variés, savants et populaires avec une vitalité d’inspiration débordante. Chef-d’œuvre absolu de l’opéra anglais, The Fairy Queen permet toutes les fantaisies théâtrales et musicales.

Nous avons pris le parti d’en extraire la substance la plus noble, celle que contiennent les airs et les chœurs parmi les plus inspirés de l’œuvre de Purcell. Nous avons décidé d’adapter les parties purement instrumentales de façon plus populaire, plus actuelle et aussi plus débridée en laissant la part belle à l’improvisation, l’interaction entre les musiciens, dans une démarche proche de celle des musiciens de jazz, tout respectant l’inspiration musicale première, celle de la fantaisie baroque.

Quant à l’action théâtrale, elle se déroule en permanente interaction avec le public placé au centre de l’action. Il devient ainsi un des personnages de l’histoire, un des acteurs de l’action. Les comédiens et chanteurs qui incarnent les personnages et les masques, les obligeront à réfléchir et à jouer l’intrigue à leur côté.

Ainsi vont se mélanger plusieurs arts et influences : l’opéra baroque, le jazz, le théâtre savant et le théâtre de rue dans une féerie des plus surprenantes.

Arnaud Thorette

Note d’intention musicale

Une vision jazzistique déjantée de cette musique dans la plus pure tradition d’improvisation baroque mais dont l’essence a voyagé jusqu’au XXIe siècle

Le mot « baroque », dans toutes ses acceptions de folie esthétique, de diversité lumineuse, d’invention sans cesse renouvelée, mais aussi dans son existence historique et esthétique, trouve tout son sens dans The Fairy Queen. Cet OVNI, (ouvrage varié non identifié), qu’Henry Purcell a mis en musique, autorise d’emblée un regard très décomplexé sur les références temporelles que l’interprète ou l’arrangeur peut y investir. En effet, il s’agit d’une musique de scène opératique, sans constituer vraiment un opéra, destinée en 1692 à s’intercaler dans les cinq actes (adaptés anonymement pour l’occasion) du Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare, déjà vieux de presque un siècle !

Aussi, réinventer un divertissement théâtral et musical baroque, passant au filtre de tout ce qu’a pu traverser l’auditeur et le musicien du XXIe siècle, ne saurait faire contresens à cet esprit baroque si l’on regarde comment Purcell dans son génie précoce a su traiter ces trois intrigues amoureuses qui s’entremêlent puis se résolvent dans un joyeux chaos maîtrisé.

Ces mélanges offrent à l’arrangeur/compositeur une magnifique opportunité de mettre en valeur tous les talents de l’ensemble Contraste et de la compagnie Deracinemoa qui s’emparent du livret et de la musique pour proposer un spectacle unique mais, malgré tout, fidèle au compositeur anglais. Parallèlement à l’exigence interprétative que l’ensemble témoignera aux épisodes vocaux, qu’ils soient choraux, solistes ou théâtraux, dans le plus pur respect de la partition/livret et du style, l’arrangeur proposera dans les épisodes instrumentaux une vision jazzistique déjantée de cette musique dans la plus pure tradition d’improvisation baroque mais dont l’essence a voyagé jusqu’au XXIe siècle.

L’effectif instrumental, minime et souple, permettra ces allers-retours stylistiques dans une allégresse musicale en adéquation avec le livret :

- un violon pouvant prendre l’alto

- une contrebasse acoustique ou amplifiée selon qu’elle tend vers le baroque ou le jazz

- un saxophoniste de jazz mais s’autorisant des élans baroques

- un claviériste jouant le Fender-Rhodes ou clavecin

Une ré-instrumentation plus légère des pièces vocales sera donc nécessaire eu égard à l’effectif convoqué par Purcell (2 flûtes, 2 hautbois, 2 trompettes, timbales, cordes et clavecin).

Par ailleurs, les épisodes instrumentaux à proprement parler seront une restitution thématique et harmonique de l’ouvrage baroque, mais transformés en grille d’improvisation. Par exemple, les nombreuses chacones qui y sont contenues peuvent prêter à ces transformations, mais aussi de nombreuses formes binaires à reprises et d’autres structures courtes.

Pour conclure, l’arrangeur doit se saisir de ce formidable laboratoire instrumental à l’esprit baroque pour revisiter l’immense variété d’un ouvrage majeur.

Johan Farjot

Ensemble Contraste

Que se passe-t-il lorsque la musique savante rencontre la musique populaire ? Il en résulte un savoureux contraste du nom de cet ensemble créé en 2000 et composé d’artistes classiques virtuoses parmi les plus prometteurs de leur génération. La diversité et la spontanéité de cet ensemble aux formes atypiques, la recherche de ses propres arrangements permettent une programmation originale de la musique classique au tango, à la comédie musicale, au jazz et à la création contemporaine.

Suivant la démarche de Johan Farjot et Arnaud Thorette, les artistes qui composent l’ensemble Contraste veulent réinventer les limites du concert classique en plaçant le public au centre de sa démarche. Ainsi, ce sont de véritables spectacles que nous propose cet ensemble en perpétuel renouveau artistique.

De « Classic Tango » qui se joua dans le monde entier à la nouvelle création « Miroir(s) », les productions et la discographie de l’ensemble Contraste sont salués unanimement par la critique.

Cette formation mène en parallèle de ses concerts, une activité de formation hebdomadaire auprès du Chœur et de l’Orchestre du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur Paris-Sciences et Lettres – Quartier Latin (PSL). De même, elle propose autour de ses concerts en France et en Europe des interventions auprès d’un public éloigné en amont des concerts (partenariats avec écoles, bibliothèques, hôpitaux et salles de spectacles). L’ensemble Contraste collabore avec des artistes d’univers différents et particulièrement la mezzo Karine Deshayes ou encore le compositeur Karol Beffa, mais aussi Magali Léger, Sandrine Piau, Alain Buet, Rosemary Standley, Albin de la Simone, Isabelle Georges, Emily Loizeau, le Quatuor Ébène, André Ceccarelli, l’ensemble Initium...

En 2009, Contraste fonde son propre label discographique (distribué par naïve) et autoproduit Songs, son premier disque, en janvier 2010. Pour toujours aller plus loin dans sa volonté d’ouvrir l’univers de la musique classique à un plus grand nombre et de le partager, Contraste Productions imagine et conçoit Tous en cœur®, un événement télévisé inédit en faveur de la protection de l’enfance en danger. La première édition de ce spectacle, réunissant plus d’une centaine d’artistes parmi les plus grandes personnalités de la musique classique, de la chanson française et du jazz, enregistrée au Théâtre du Châtelet le 13 septembre 2013, a été diffusée sur France 2 le 29 décembre 2013, et a touché plus de 1.300.000 téléspectateurs.

Contraste est par ailleurs d’ores et déjà associé à la programmation artistique de la salle le « Bal Nègre » qui ouvrira ses portes en 2016 à Paris. L’ensemble est engagé depuis 2012 auprès de l’association SOS ViIlages d’Enfants.

Laurent-Guillaume Dehlinger
Directeur artistique et fondateur de la compagnie Déracinemoa en 2003, Laurent-Guillaume Dehlinger invente, manage, drive, calcule, compte et saoule le programmateur jusqu’à épuisement. Tombé dans le spectacle quand il était petit avec les Sons et lumières de son papa assureur militant, entraîné au grand théâtre classique au parisien Cours Florent, aguerri à l’administration et la diffusion de compagnie au Théâtre de Marionnettes de Metz, échauffé à la manipulation dans la compagnie La Ballestra, un peu chanteur, un peu poète, très rural et très urbain, européen par nature frontalière. Ce grand échalas a des choses à dire… Et des rencontres à faire… Il défend le théâtre de rue parce qu’il y a plus de rue que de théâtre, et aime aller chercher son public. Laurent n’est d’aucun milieu… sinon celui de son bled lorrain… C’est de là que lui vient sa passion pour l’absurde, le comique de situation, au coeur de la vie des gens simple là ou le spectacle vivant s’est éteint il y a bien longtemps… là ou il y a tout à reconstruire.

Mathilde Labé, Franck Lemaire, Luc Prévost, comédiens

Laurent-Guillaume Dehlinger - comédien, directeur artistique et metteur en scène

La Compagnie Deracinemoa a été créée en 2003 dans le but de porter un cadre professionnel à la production de spectacle et à l’organisation d’ateliers de pratiques artistiques pour un large public, professionnel ou amateur. Spécialisée dans la production et la diffusion de spectacles vivants en espace public, l’association vise à promouvoir, encourager et faire découvrir la diversité des disciplines artistiques du spectacle vivant, auprès de tous les publics. Dès sa création, l’association s’investit alors dans une démarche associative portée par les Arts de la rue, un secteur culturel qui encourage le décloisonnement des pratiques artistiques traditionnelles et permet de confondre tous les publics.

Chantal Santon
Diplômée de Sciences-Politiques, Chantal Santon étudie le chant au CRR de Paris puis se perfectionne auprès de Margreet Honig, Florence Guignolet et Malcom Walker. Artiste éclectique, elle a depuis ses débuts privilégié la diversité des répertoires et des expériences. Sa passion pour la scène l’amène à la rencontre des rôles les plus variés, sous la direction de chefs tels Jonathan Darlington, Jean-Christophe Spinosi, Hervé Niquet, David Stern, Guy Condette et Gaspard Brécourt, Raphaël Pichon mais aussi Jean-Claude Malgoire, Martin Gester, Olivier Dejours, Roland Hayrabédian, Pierre Roullier… Depuis 2001, elle collabore régulièrement avec l’ARCAL compagnie nationale, dans une grande variété de répertoires et de formes. En concert, sa grande curiosité l’amène à la rencontre d’un vaste répertoire : opéras et motets baroques, oratorios classiques, récitals avec piano, créations contemporaines, de Verdi à Dusapin en passant par Charpentier, Bach, Haydn, Poulenc, Strauss, Pécou, Strasnoy ou Cavanna…

Albane Carrère, mezzo-soprano

Après avoir obtenu un master en sociologie à l’Université libre de Bruxelles, Albane Carrère entre au Conservatoire Royal de Musique et au Koninklijk Conservatorium où elle termine ses études musicales, diplômée avec grande distinction. Elle se perfectionne dans les master-classes de Teresa Berganza et Ann Murray au European Opera Center et à l’Académie européenne de Musique du Festival d’Aix-en-Provence. Depuis 2005, elle est plusieurs fois invitée en tant que jeune espoir du chant lyrique à Solistes au Domaine notamment aux côtés de Barbara Hendricks, José Van Dam et Yvan Rebroff, au Brussels Summer Festival, aux Nuits Musicales de Belœil, au Festival de Stavelot et au Bozar à Bruxelles. En 2008, elle débute sa carrière lyrique dans le rôle de Mallika dans Lakmé de Delibes à l’Opéra de Gand puis interprète le rôle de Maria dans La Mélodie du Bonheur à Liège. En 2010 elle se distingue dans le rôle titre de Thérèse de Massenet à l’Opéra Royal de Wallonie. Elle est ensuite en résidence à l’Opéra de Rouen où elle interprète plusieurs rôles titres. Elle est finaliste de l’audition annuelle du Centre Français de Promotion Lyrique et a obtenu la bourse Richard Wagner du Cercle Richard Wagner Rive Droite pour le festival de Bayreuth 2014. Cette saison Albane Carrère est Zerlina (Don Giovanni) pour la nouvelle tournée Opéra en plein air dans une mise en scène de Patrick Poivre d’Arvor. Puis Lucienne (Die Tote Stadt de Korngold), à l’Opéra de Nantes et l’Opéra National de Lorraine.

Jeffrey Thompson, ténor

Jeffrey Thompson poursuit ses études au conservatoire de Cincinnati (USA) avec William McGraw. Après l'obtention de son diplôme en 2001, il se voit décerner le premier prix au concours international de chant baroque de Chimay (Belgique) présidé par William Christie où il retourne pour un concert en 2004 avec Jay Bernfeld et son ensemble Fuoco E Cenere. En 2011, il a entre autres chanté le rôle de Gianguir dans Zanaida (J.C. Bach) à Leipzig et à la Cité de la Musique à Paris avec Opera Fuoco (David Stern), le rôle d'Aldobradin dans Le Magnifique (Grétry) à New York et Washington avec l'Opéra Lafayette (Ryan Brown) aussi enregistrer chez Naxos, un concert des extraits de Sacchini et Grétry avec Hervé Niquet et un concert des extraits de l'opéra Polixène (Dauvergne) et Iphigénie en Aulide (Gluck) avec Opera Fuoco à l'Opéra Royal de Versailles, et une série des concerts avec Hugo Reyne, le Parnasse Français, et la Rêveuse. Prochainement, il va se produire à New York, Washington et l'Opéra de Versailles dans le rôle de Lurewel dans l'opéra Le Roi et le Fermier de Monsigny avec l'Opéra Lafayette aussi enregistré chez Naxos, une reprise et un enregistrement de l'opéra Zanaida avec Opera Fuoco, le rôle de Septimius dans Theodora (Haendel) à Budapest, une tournée aux Etats-Unis avec la Rêveuse dans la musique de Michel Lambert et Charpentier, l'Évangéliste dans The Saint John's Passion de Bach à Paris, Boston et Budapest, la sortie de son premier disque solo des airs de Henry Lawes enregistré en décembre 2011 avec la Rêveuse chez Mirare et le rôle de Castor dans l'opéra de Rameau, Castor et Pollux, à Sydney.

Philippe Nicolas Martin, baryton

Parallèlement à l’obtention de ses prix aux conservatoires de Marseille et d’Aix-en-Provence (chant et musique de chambre), Philippe-Nicolas Martin obtient une maîtrise de musicologie et le CAPES d’éducation musicale. Il se perfectionne auprès du baryton Alain Fondary, de la mezzo-soprano bulgare Alexandrina Milcheva et suit actuellement les conseils du ténor Jean-Paul Fouchécourt. En 2009 il intègre pour deux ans le CNIPAL de Marseille. Il participe, depuis 2014, à la production des Caprices de Marianne de Sauguet (rôle d’Octave) donnée dans une quinzaine de maisons d’opéras françaises lors des saisons 2014-2015 et 2015-2016. Il chante Jupiter dans Platée de Rameau à Budapest, Belcore dans L’Elisir d’Amore de Donizetti à Malte, puis la 9e Symphonie de Beethoven avec l’Orchestre National d’Ile-de-France plvé sous la direction de David Levi. Après le spectacle autour d’Hippolyte et Aricie, il prendra part à Uthal de Méhul donné par Les Talens lyriques et Christophe Rousset (concert et enregistrement).

 

 

 

 

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