Centre Culturel de l'Entente Cordiale - Château d'Hardelot - Le 19 octobre 2017 - 07h34
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Centre Culturel de l'Entente Cordiale - Château d'Hardelot

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Welcome ! Bienvenue au Château d'Hardelot Découvrez le Centre Culturel de l'Entente cordiale.

Lorsque le château d’Hardelot se révèle au regard du visiteur, se confondent à la fois la force de l’histoire, la légèreté d’une architecture fantaisiste, l’authenticité du cadre naturel, mais aussi l’émotion et le rêve.

A y regarder de plus près, l’on découvre que ce lieu porte au cœur de ses pierres ancestrales les secrets des liens franco-britanniques.

Le projet du Centre culturel de l’Entente cordiale, porté par le département du Pas-de-Calais, se nourrit d’un passé riche où résonnent les histoires d’amour et de désamours entre les deux grands nations.L'ambition du Département et de ses partenaires est, par le biais du château d’Hardelot, de préserver un patrimoine précieux dans un cadre naturel d'exception.

Les différents espaces

Le manoir

Le manoir du XIXe siècle a retrouvé une atmosphère victorienne en 2014. De la salle à manger au fumoir, de la bibliothèque aux appartements privés, tout est estampillé de ces influences françaises et britanniques. Tout participe aussi au récit de cette histoire tumultueuse, de Guillaume le Conquérant à nos jours.

Les jardins

C’est ce même récit qui lie et se lit entre chaque allée et chaque bosquet des jardins Tudor imaginés par Emmanuel de Quillacq et Christophe Laborde. Au pied des remparts médiévaux, au détour des chambres de verdure, la main de l’homme et Dame Nature font rimer cette histoire digne d’une épopée.

Le théâtre élisabéthain

Le château d’Hardelot s’impose aussi comme un lieu artistique incontournable notamment avec le Midsummer Festival. Le théâtre élisabéthain, le seul de ce genre en France, est un écrin parfait pour conter et déclamer les arts d'outre-Manche. 

La salle d'expositions temporaires

Les expositions temporaires attisent la curiosité d’un public plus large, séduit par l’originalité et l’humour "british".

 

L'histoire du château d'Hardelot

Au XIe siècle se tenait, au beau milieu d’un site marécageux, une fortification de bois, demeure du seigneur et symbole de son autorité. Les marécages, défense naturelle, entouraient deux îlots clos d’une muraille de bois, l’un constituant la basse-cour, l’autre la haute-cour. La basse-cour était vouée aux services et permettait une vie en quasi-autarcie : potager, étable, porcherie, écuries, four et divers bâtiments agricoles. La haute-cour comprenait la tour du seigneur, sorte de donjon de bois accueillant le logis seigneurial, la cuisine, le grenier à blé et le garde-manger. Il constitue également le dernier lieu de retranchement en cas d’attaque. Les deux îlots étaient reliés par un pont de bois fixe.

Au XIIIe siècle, le Comte de Boulogne Philippe Hurepel a fait édifier un puissant château-fort de pierre. Son père, le Roi de France Philippe-Auguste, souhaitait en effet conforter ses territoires à l’Ouest et au Nord et se prémunir des velléités du Roi d’Angleterre (Richard Cœur de Lion, puis Jean-sans-Terre) et à limiter la puissance de la Flandre. C’est dans ce contexte qu’ont été construits les châteaux de Montreuil-sur-Mer et d’Hardelot. La construction du château est achevée dans un climat politique tendu, Hurepel s’étant ouvertement opposé à la mère de son jeune neveu Louis IX, la reine-régente Blanche de Castille.Le château-fort était alors une enceinte fortifiée de forme polygonale, composée de 10 imposantes tours reliées par de hautes courtines (murs). Un châtelet d’entrée muni d’un pont-levis, d’une herse et d’un assommoir en commandait l’accès.

 A l’intérieur de la forteresse on trouvait :
- une grande salle qui accueillait les banquets et occupait sans doute la fonction de salle de justice
- le logis seigneurial
- une chapelle
- une salle des chevaliers
- des prisons
- des cuisines

Chose tout à fait singulière, signe de l’opulence des comtes de Boulogne : une vaste salle des bains et des étuves. Outre sa fonction défensive, le château était également une demeure de plaisance où les comtes de Boulogne résidaient, allaient à la chasse et festoyaient. En 1544, lors du siège de Boulogne par Henri VIII d’Angleterre, ses ambassadeurs et ceux du Roi de France François 1er se sont rencontrés et ont négocié au château d’Hardelot. Dans une lettre adressée à son épouse Catherine Parr (la seule qui lui survivra), Henri VIII qualifiait Hardelot de « very strong house » (« maison très forte »).

En 1615, la régente catholique Marie de Médicis, mère du jeune Louis XIII, a envoyé son favori, l’ambitieux et très contesté Maréchal d’Ancre, Concino Concini, assiéger le château d’Hardelot. Le château était devenu un fief de protestants belliqueux et appartenait alors au Marquis de Bonnivet, qui a déplu à la reine de telle sorte qu’il est accusé de lèse-majesté. Il semble que le siège ait été particulièrement rude, laissant le château en bien triste état. Mais Bonnivet est parvenu à s’enfuir à Londres, laissant sur place femme et enfants… La Régente a ordonné alors le démantèlement du château en signe de soumission totale à son autorité. Une ferme est élevée quelques temps après dans l’enceinte médiévale ruinée.
Pendant la Révolution française, le domaine est saisi et vendu comme bien national.

Sir John Hare (1786-1865)

«(…) ce castel en partie démantelé appartient à un anglais, Sir John Eyre, qui s’obstine à vouloir le reconstruire au nom de Henry VIII, Roy d’Angleterre et de France ! J’ai cru retrouver en lui, l’antiquaire de Walter Scott, mêlé du fameux cousin Pons de Balzac.»

Lord Pilgrim, 1863

En 1848, Sir John Hare, industriel britannique amoureux du patrimoine et de l'histoire, a acheté les ruines du château. Son projet était de le reconstruire en l’honneur d’Henry VIII, roi d’Angleterre…et de France… Habitant entre la France et l'Angleterre, de Bristol à Paris en passant par Boulogne, il a effectué d'importantes fouilles archéologiques dans la cour et autour de l'enceinte, le résultat de ces fouilles était exposé au public dans la tour qu'il a reconstruite en 1855.  

A cette même époque, Charles Dickens a séjourné à Condette où il louait un chalet.

Henry Guy (1811-1893)

John Hare est mort en 1865 et la même année, le domaine est acquis par un autre citoyen britannique, Henry Guy, rentier, ancien officier de l’armée de Sa Majesté. Entre 1865 et 1872, ce dernier a  fait restaurer des courtines et fait édifier, sur les fondations du logis seigneurial, un manoir pour y installer sa famille nombreuse (6 enfants). C’est cet étonnant bâtiment de style néo-Tudor qu’est le château d’Hardelot actuel. Des écuries sont également édifiées dans la cour, ainsi qu’une serre, des dépendances et une maison dite « du garde », à l’entrée du domaine. Il existait également des jardins dont le dessin est encore aujourd’hui totalement inconnu. Les Guy d’Hardelot menaient grand train au château. 

John-Robinson Whitley (1843-1922)

En 1896, à la mort d’Henry Guy, le château a été vendu à John-Robinson Whitley. Celui-ci, industriel mais également co-fondateur du Touquet-Paris-Plage, souhaitait créer une nouvelle station balnéaire afin d’y accueillir la gentry britannique et française. Il a créé en 1905 la Société Anonyme d’Hardelot, le golf est inauguré en 1906 par le duc d’Argyll, beau-frère du Roi d’Angleterre Edward VII. Elle a pris le nom du château : Hardelot-Plage est née.

John R. Whitley a voulu faire d’Hardelot le symbole de la toute nouvelle Entente cordiale, signée en 1904, en recevant notamment la visite d’Edouard VII et de son épouse Alexandra. Le château est devenu le club-house de la station, lieu mondain, dans lequel se trouvaient un restaurant, un bar et des suites réservées aux invités les plus prestigieux. Un parcours de golf est également dessiné. On tapait la première balle depuis l’une des tours médiévales, la tour dite « Charlemagne ». Un boulingrin et des cours de tennis sont aménagés dans le parc. Mais la Première Guerre Mondiale est venue interrompre le développement de la station. A partir de 1918, elle a vu son activité ralentir au bénéfice du Touquet et de son casino. En 1922, après liquidation de la société d’Hardelot, le château a été vendu à un courtier londonien, Benjamin Evans. Vidé de son mobilier et de ses décors, il est ensuite cédé en 1934 à l’abbé Bouly, curé d’Hardelot, célèbre sourcier et inventeur de la Radiesthésie. Il l’a confié à la congrégation des Sœurs de Sainte-Agnès d’Arras qui y accueillaient des malades et des orphelins.

A sa mort en 1958, l’Abbé Bouly a légué le château à l’Association des Loisirs d’Hardelot, puis, en 1986, le château est racheté par la commune de Condette.

Mais le mérule a été découvert dans la charpente et les murs, contraignant la commune à fermer totalement le site en 1994.

La gestion du château a alors été confiée au Département du Pas-de-Calais qui, après une vaste campagne de travaux destinée à sauver les bâtiments, a inauguré en 2009 le Centre culturel de l’Entente cordiale. Ce lieu patrimonial est désormais dédié à la culture, aux arts et à l’histoire étonnante des relations franco-britanniques.

En 2014, des jardins de style Tudor, création des paysagistes Quillacq et Laborde ont été ouverts au public.

La même année, les salles du château ont été entièrement réhabilitées pour accueillir une exposition permanente dédiée à l’histoire franco-britannique.

Dans le décor du XIXe siècle complètement recréé, cette collection d’œuvres et de mobilier a été constituée grâce à une politique d’acquisition du Département mais également grâce aux prêts de musées tels que le Mobilier National, le Louvre, le musée de l’Armée des Invalides, les musées de Boulogne-sur-Mer et de Saint-Omer… Le décor et l’ameublement visibles aujourd’hui n’est pas le fruit d’une parfaite restitution, faute d’archives, mais d’une projection de ce que pouvait être la demeure d’Henry Guy. Celle-ci s’appuie sur l’inventaire après-décès de 1893 qui a permis de rendre à certaines salles leur ordonnance et leur vocation initiale.

En 2016, le Centre culturel de l’Entente cordiale a été doté d’un théâtre élisabéthain, seule salle de spectacle de ce type en France, créé par l’architecte Andrew Todd. Ce projet a reçu l’approbation de S.M. la Reine Elisabeth II lors de la présentation de la maquette du théâtre le 5 juin 2014 lors de son voyage d’Etat à Paris (photo présentée ici). Cette salle de 400 places permet d’accueillir tout au long de l’année une programmation artistique de grande qualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contact

Informations et réservations : 03 21 21 73 65

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Le blason d'Hardelot fut établi par le collège des Hérauts d’Armes de Londres, à la demande de Sir John Robinson Whitley, fondateur de la station d’Hardelot.
Au centre de l’écusson, on trouve une galère antique, entièrement gréée, flottant sur les ondes de la mer et surmontée de la représentation de la couronne de Charlemagne. À droite de cette couronne, une demie rose et une demie grenade, emblème du roi Henri 8. À gauche, une salamandre au milieu des flammes, emblème du roi François premier. En haut un char romain avec un conducteur et deux chevaux. Derrière l’écusson, on retrouve le drapeau tricolore de la France et le drapeau de la Grande Bretagne. En dessous, la devise : "Gaudium adfero" ou "J’apporte la joie" .

Argent on waves f the sea an ancient gallery in full sail proper with the pennon argent charged with a cross gules ; on a chief embttled gules,a representation of the Cronon of Charlemagne between on the dexter side a rose and pomegranate dimidiated and conjoind (being the badge of King Henri 8) and on the sinister a salamander in flames being the badge of françois 1er all proper.

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