Le repas de Noël tel que nous le connaissons aujourd’hui est l’héritage direct du XIXe siècle. Dans Un chant de Noël, Ebenezer Scrooge finit par céder et accepter de dîner avec sa famille, se mêlant aux réjouissances culinaires et au bonheur d’être ensemble.
L’idée de manger savoureusement à Noël vient de la Chrétienté et du Moyen-âge où de nombreux jours étaient jeûnés pour respecter le calendrier sacré. En Angleterre comme en France, dès le Moyen-âge, Noël marque une trêve dans les restrictions annuelles et la viande est autorisée. L’association de la viande avec Noël est donc ancienne et commune à nos deux pays.
A la Renaissance, les fêtes de Noël deviennent de plus en plus opulentes, associant repas gargantuesques, représentations musicales et théâtrales et jeux. La cour d’Henry VIII, le plus célèbre roi Tudor, fête Noël durant des jours et des jours, de même que la cour de François Ier. C’est à contre cœur qu’ils reviennent au train-train quotidien après l’Epiphanie.
La Réforme anglicane, la sévérité de l’Eglise et la montée du Puritanisme font que les festivités de la période de Noël sont limitées voire interdites à l'époque moderne. En 1644 puis en 1647, le Parlement anglais interdit les festivités liées à Noël. Il faut attendre 1660 pour que fêter Noël soit de nouveau autorisé en Angleterre. Sans aller aussi loin, les festivités de Noël en France doivent rester les plus religieuses possibles.
C’est après cette période d’austérité que naissent la plupart des recettes de Noël que nous connaissons aujourd’hui dans nos deux pays : marrons glacés et bûche en France, mince pies et Christmas pudding en Angleterre.
Les festivités de Noël font leur grand retour au XIXe siècle. Charles Dickens, dans Un chant de Noël, rend hommage aux célébrations anciennes de Noël où les fantômes, les costumes et la dramaturgie avaient leur place. Son texte a un tel succès qu’il fait renaître cet « esprit de Noël » qui a été perdu au fil de l’histoire.
A cuisiner avec les enfants
les Yuke-dough, petits gâteaux de Noël du Yorkshire
Ingrédients:
- 1 kg de farine pour le pain
- 125 g de sucre en poudre très fin
- 3/4 d'une cuillère à café de sel
- 1 cuillère à café de levure de boulanger
- 70g de beurre coupé en dés, à température ambiante
- 2 oeufs légèrement battus
- 600 ml de lait entier tiède
- 1 jaune d'oeuf légèrement battu pour la dorure
- beurre ou confiture pour tartiner les gâteaux
Fouettez la farine, le sucre, le sel et la levure dans un saladier.
Creusez un puits au centre et insérez le beurre. Ajoutez les oeufs et la moitié du lait, puis mélangez à l'aide d'une cuillère en bois ou d'une spatule plate, en ramenant la farine vers le puits.
Sans cessez de mélanger, versez le reste de lait en filet jusqu'à ce que vous obteniez une pâte. Elle doit être assez humide, c'est normal. Pétrissez-la dans le saladier environ 10 minutes, jusqu'à ce que vous obteniez une belle boule lisse.
Recouvrez le récipient de film alimentaire, puis laissez reposer jusqu'au lendemain (environ 8 heures), à température ambiante.
Le lendemain, préchauffez le four à 200 °C. Garnissez une plaque de cuisson de papier sulfurisé.
2talez la pâte sur le plan de travail légèrement fariné et divisez-la en 4 morceaux. Donnez à chacun de ces morceaux la forme d'un petit personnage. La forme du personnage risque de réduire durant la cuisson, inutile donc d'en faire trop.
Disposez les personnages sur la plaque en les espaçant suffisamment.
Dorez-les généreusement au pinceau et enfournez-les pour 20 minutes de cuisson.
Laissez-les refroidir légèrement avant de les déguster.