Assister tous ensemble à la même représentation… où que l’on se trouve ! C’est l’incroyable soirée que propose l’Opéra de Lille, qui sort de ses murs pour retransmettre en direct sur grand écran La Chauve- Souris de Johann Strauss. Le ton de la fête est donné dans près de 25 lieux des Hauts-de-France. De quoi vibrer de concert et abolir toutes les distances !

Gratuit

Il fut un temps pas si lointain, où, en matière d’art et de musique, on ne cessait de valser entre Paris et Vienne… Meilhac et Halévy, paroliers géniaux de Carmen et des fantaisies les plus délurées d’Offenbach ont aussi écrit des pièces destinées au théâtre. Conçu comme une farce en 1880, leur Réveillon se délecte des turpitudes de la France bourgeoise – et profonde ! – de la IIIe République. Complots, quiproquos, déguisements, arrestations, séductions, mais aussi mesquineries et orgueils blessés y font merveille…

Mais la musique n’est jamais bien loin : la pièce attire bientôt l’intérêt du grand compositeur viennois Johann Strauss, qui la transforme en une éclatante Chauve-Souris… Triomphe immédiat ! Aujourd’hui, cet emblème du raffinement à la viennoise retrouve son texte français (et son décor de Pincornet-les Boeufs), avec des dialogues réécrits pour l’Opéra de Lille par Agathe Mélinand, et se livre à la fantaisie généreuse de Laurent Pelly. Après avoir donné à Lille un inénarrable Roi Carotte et un Songe d’une nuit d’été enchanteur, cet orfèvre en matière de fantasmagories trouve ici de quoi assouvir son goût des situations loufoques.

Voici donc la pétillante Chauve-Souris sens dessus dessous… Ce qui est encore, semble-t-il, sa position la plus naturelle.

Gratuit / Sur réservation / 3h entracte compris / Théâtre élisabéthain

 

Programme La Chauve Souris

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Taille: 8.85 Mo Extension: pdf Publié le 24 Mai 2024

La Chauve-Souris OPÉRA JOHANN STRAUSS DU 4 AU 17 JUIN 2024 1923 – 2003 – 2023-24 Cette saison, l’Opéra de Lille fête les 100 ans de son inauguration le 7 octobre 1923 et les 20 ans de sa réouverture le 9 décembre 2003, après cinq ans de fermeture pour travaux. Pour célébrer ce double anniversaire, des spectateurs nous ont confié des souvenirs et anecdotes qui, à leur façon, racontent l’histoire de l’Opéra et incarnent sa relation aux publics. Une relation essentielle, joyeuse et vivante, à l’image de ces témoignages que nous vous invitons à découvrir au fil de la saison, ici et sur les réseaux sociaux... « Il y a une dizaine d’années, je me suis enfin décidée à franchir les portes de ce bâtiment qui me fascinait. C’était pour Carmen et ce fut le coup de foudre ; une passion est née ce soir-là qui ne s’est jamais démentie. L’Opéra de Lille c’est MON Opéra, comme j’en plaisante avec tout le monde. C’est un peu ma maison, un endroit où je me sens chez moi, dont j’aime chaque recoin. J’aime l’émotion que me procurent le lieu et la musique, j’ai l’impression que les interprètes et les musiciens sont là pour moi, il n’y a plus rien d’autre une fois que je suis là... » Marie-France, de Lille Dans le rétroviseur... 1925 Sous la direction de Paul Frady, le Grand Théâtre (actuel Opéra) et le Théâtre Sébastopol sont réunis dans une même entité : les Théâtres municipaux. Le répertoire lyrique se répartit comme suit : les opéras et opéras-comiques sur la scène du Grand Théâtre, les opérettes au Sébastopol. Après la Seconde Guerre mondiale, le Sébasto se spécialise dans l’opérette classique, l’opérette viennoise, les opérettes légères, les opérettes d’Offenbach et les grands spectacles en tournée, comme La Belle de Cadix et Le Chanteur de Mexico. Lille devient l’une des scènes d’opérette les plus populaires de France. 1979 Lille, Roubaix et Tourcoing s’associent pour former une structure inédite : l’Opéra du Nord. Lui-même issu de l’opérette, le directeur Élie Delfosse souhaite réserver ce répertoire à la salle de l’Opéra de Lille. La Chauve-Souris y est d’ailleurs représentée en 1981. Mais rapidement, devant le soutien du public, une saison d’opérette est de nouveau lancée au Sébastopol. En 1985, après la dissolution de l’Opéra du Nord, Humbert Camerlo reprend la direction des deux théâtres lillois et les scènes retrouvent leur vocation initiale respective. La Chauve-Souris à l’Opéra de Lille en 1981 © Didier Knoff OPÉRA mardi 4 juin 20 h jeudi 6 juin 20 h dimanche 9 juin 16 h mardi 11 juin 20 h jeudi 13 juin 20 h samedi 15 juin 18 h lundi 17 juin 20 h chanté et surtitré en français +/- 2 h 40 entracte compris retransmission en direct sur Wéo et sur grand écran dans une quinzaine de lieux des Hauts-de-France jeudi 13 juin à 20 h rediffusions à l’automne sur Mezzo et OperaVision captation Ozango La Chauve-Souris Opérette de Johann Strauss fils sur un livret de Carl Haffner et Richard Genée Direction musicale Johanna Malangré Mise en scène Laurent Pelly Camille Schnoor (Caroline), Franck Leguérinel (Tourillon), Christophe Gay (Duparquet), Claire Antoine (Ida), Marie-Eve Munger (Adèle), Héloïse Mas (Orlofsky), Guillaume Andrieux (Gaillardin) - Répétition à l’Opéra de Lille, mai 2024 Guillaume Andrieux (Gaillardin), Camille Schnoor (Caroline), Laurent Pelly (metteur en scène) - Répétition à l’Opéra de Lille, mai 2024 Claire Antoine (Ida), Marie-Eve Munger (Adèle), Guillaume Andrieux (Gaillardin), Franck Leguérinel (Tourillon) - Répétition à l’Opéra de Lille, mai 2024 Générique La Chauve-Souris (Die Fledermaus) Opérette en trois actes de Johann Strauss fils (1825-1899) Livret de Carl Haffner et Richard Genée d’après Le Réveillon d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy Création en 1874 à Vienne Nouvelle production adaptée en français d’après le texte et le nom des personnages du Réveillon direction musicale Johanna Malangré mise en scène et costumes Laurent Pelly adaptation du livret et des dialogues Agathe Mélinand adaptation française des textes chantés Moshe Leiser, Patrice Caurier scénographie Chantal Thomas lumières Michel Le Borgne assistant à la mise en scène Paul Higgins collaboration aux costumes Elsa Bourdin chefs de chant Christophe Manien, Flore Merlin chefs de choeur Mathieu Romano, Louis Gal Avec Guillaume Andrieux Gaillardin Camille Schnoor Caroline Marie-Eve Munger Adèle Christophe Gay Duparquet Raphaël Brémard Bidard Franck Leguérinel Tourillon Héloïse Mas Le prince Orlofsky Julien Dran Alfred Eddy Letexier Léopold Claire Antoine Ida Camerone Bida, Éloïse Rose figurants Choeur de l’Opéra de Lille Orchestre de Picardie Orchestre national en région Hauts-de-France Nouvelle production Opéra de Lille Partition Schott Music GmbH & Co. KG mécène principale de la production Avec le soutien du Crédit Agricole Nord de France, mécène principal de la saison La retransmission live de La Chauve-Souris reçoit le soutien de la Fondation d’entreprise Crédit Mutuel Nord Europe. Quelques repères Plébiscité pour sa musique de danse, surnommé le « roi de la valse », Johann Strauss se montre d’abord peu enclin à composer de la musique de scène. C’est encouragé par sa femme Jetty Treffz – une cantatrice –, et peut-être aussi conseillé par Offenbach qui triomphe alors à Paris, que Strauss se met à l’opérette. Il a 45 ans à la création de sa première oeuvre du genre, Indigo et les quarante voleurs en 1871, suivie du Carnaval à Rome en 1873. Toutes deux ne connaissent qu’un succès d’estime, excusé par la pauvreté de leur livret. Il en est tout autrement de La Chauve- Souris, dont la création en 1874 est initiée par Maximilien Steiner, directeur du Theater an der Wien. Alors que la capitale autrichienne tente d’oublier les désastres du krach boursier survenu le 9 mai 1873, il propose de réaliser une adaptation du Réveillon, un vaudeville d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy joué en 1872 au Palais- Royal à Paris, et lui-même inspiré de la comédie de Roderich Benedix La Prison (Das Gefängnis) créée à Berlin en 1851. Carl Haffner et Richard Genée adaptent alors le livret au goût viennois, déplaçant l’action de la France profonde vers une élégante station thermale près de Vienne, et délaissant le contexte du réveillon pour celui d’un bal. Cette transformation fournit à Strauss l’occasion de jouer son plus grand atout : son incomparable talent pour les valses, polkas et autres czardas. L’engouement du public est immédiat et l’ouvrage est repris avec succès de Berlin à New York, alors que Paris en propose une adaptation assez médiocre en 1877-78. Gustav Mahler intègre La Chauve-Souris au répertoire du Hofoper (opéra impérial de Vienne) en 1897. Depuis, le titre est à l’affiche des plus grandes maisons d’opéra à travers le monde. Pour cette nouvelle production, nous avons choisi de revenir à la pièce de théâtre de Meilhac et Halévy – par ailleurs librettistes géniaux d’Offenbach et de Carmen –, en réutilisant l’adaptation française des parties chantées par Patrice Caurier et Moshe Leiser, et en confiant l’adaptation du livret et des dialogues à Agathe Mélinand, complice de longue date du metteur en scène Laurent Pelly. Après nous avoir émerveillés avec Cendrillon, Le Roi Carotte ou encore Le Songe d’une nuit d’été, celui-ci déploie à nouveau son art de la tendresse poétique, de l’humour et de la dérision pour faire de personnages improbables nos semblables – juste un peu plus loufoques. Retour donc à Pincornet-les-Boeufs, au sein d’une bourgeoisie dont la mesquinerie, la duplicité et l’avidité n’ont pas pris une ride… Pour faire pétiller ce chef-d’oeuvre de l’opérette viennoise, nous accueillons pour la première fois Johanna Malangré, récemment nommée à la direction musicale de l’Orchestre de Picardie, et une distribution francophone de haut vol, rompue à ce type de répertoire. Dans la fête, le rire et le champagne, cette Chauve-Souris vient clore de la plus belle des manières cette saison d’anniversaire(s) ! POUR SOUTENIR LA CRÉATION ARTISTIQUE SUR NOTRE TERRITOIRE, VOUS POUVEZ TOUJOURS COMPTER SUR NOUS. Mécène principal et historique de l’Opéra de Lille, le Crédit Agricole Nord de France est aussi un acteur majeur du mécénat culturel du Nord et du Pas-de-Calais. Un engagement permanent qui illustre sa volonté de rendre la culture accessible à tous. credit-agricole.fr Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Nord de France, Société coopérative à capital variable, agréée en tant qu’établissement de Crédit, dont le siège social est : 10 avenue Foch BP 369, 59020 Lille Cedex, 440 676 559 RCS LILLE METROPOLE. Société de courtage d’assurance immatriculée au registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (ORIAS) sous le n° 07 019 406 (www.orias.fr). Crédits Photos : 10 000 gestes : Opéra de Lille -For Rosa : Anne Van Aerschot - Falstaff : Opéra de Lille - Sémélé : Monika Rittershaus - Création : DGL/PIT/COM/CCAG - ND : 2416C10 Personnages Gaillardin notable Caroline femme de Gaillardin Adèle femme de chambre des Gaillardin Duparquet notaire, ami de Gaillardin Bidard avocat de Gaillardin Tourillon directeur de la prison Orlofsky prince russe Alfred amant de Caroline Ida soeur d’Adèle Léopold geôlier Argument L’action se déroule dans la petite ville de Pincornet-les- Boeufs, un soir de réveillon. ACTE I Chez Gaillardin Gaillardin a été condamné à cinq jours de prison pour s’être battu avec un policier. Sa peine doit débuter le soir même. Sa femme, Caroline, est courtisée par Alfred, un ancien amant, tandis que la servante Adèle obtient, sur un mensonge, l’autorisation de s’absenter pour se rendre avec sa soeur à un bal chez le prince Orlofsky. Après avoir congédié Bidard, son avocat incompétent, Gaillardin reçoit la visite de son ami Duparquet. Ce dernier lui propose de réveillonner avec lui chez Orlofsky, à condition de ne pas en parler à son épouse qui devra le croire en prison. Adèle et Gaillardin partis, Caroline profite de se trouver seule pour revoir Alfred. Mais arrive Tourillon, le nouveau directeur de la prison, qui arrête Alfred, persuadé qu’il s’agit du maître de maison. ACTE II Chez le prince Orlofsky Orlofsky a perdu le goût du rire, Duparquet lui promet une bonne farce aux dépens de Gaillardin. Pour ce faire, il a invité Adèle et prévenu Caroline. Se faisant passer pour un aristocrate, Gaillardin croît reconnaître sa bonne, qui prétend être une artiste. Elle parvient à en convaincre les invités et à ridiculiser son maître. Caroline, déguisée en Hongroise et masquée, feint d’être séduite pas son mari qui ne l’a pas reconnue. Elle lui soutire sa montre en or en gage d’amour. Tourillon, lui aussi présent sous une fausse identité, fait connaissance avec Gaillardin au cours de la soirée. Après une fête débridée et passablement arrosée de champagne, les deux hommes quittent précipitamment la demeure du prince pour se rendre – chacun de leur côté – à la prison. Argument ENTRETIEN AVEC Johanna Malangré, Laurent Pelly et ACTE III À la prison Agathe Mélinand Léopold, le gardien de la prison, est ivre mort. Alors que Bidard puis Caroline se rendent sur Quant à Tourillon, il regagne son bureau avec place pour tenter de libérer Albert, Gaillardin Propos recueillis par Bruno Cappelle la gueule de bois. Arrive Adèle, qui lui révèle se déguise en avocat et compromet les amants. sa véritable identité et lui demande son soutien Caroline accable à son tour son mari en sortant très actif pour devenir chanteuse. Se présente la montre qu’elle lui avait subtilisée chez ensuite Gaillardin, qui s’étonne de trouver là son Orlofsky. Surgissent alors le prince et tous les compagnon de fête. Chacun dévoile son identité. invités du réveillon. On se moque de Gaillardin, Tourillon est incrédule, il croit avoir arrêté qui accepte sa défaite, et le champagne aidant, Gaillardin chez lui la veille pendant qu’il dînait tout se termine bien ! avec son épouse. Croquis de Laurent Pelly pour les costumes de Caroline et Duparquet HUMOUR ET DÉCADENCE AU BAL DES APPARENCES En France, l’opérette est parfois considérée comme un genre lyrique mineur. Pourtant, La Chauve-Souris figure au répertoire des plus grandes maisons d’opéra depuis 150 ans. Quel regard portez-vous sur l’opérette en général et sur cette oeuvre en particulier ? Johanna Malangré Le terme générique d’opérette englobe un spectre extrêmement large de musiques de scène très différentes et aux influences multiples, de la zarzuela espagnole aux premières comédies musicales de Broadway, en passant par Strauss, Offenbach, Lehár, l’opérette berlinoise des années 1920, etc. Tous les chefs-d’oeuvre du genre – et il y en a beaucoup – ont en commun d’être des histoires et des musiques merveilleusement complexes. D’où notre grand défi, et tout particulièrement dans La Chauve-Souris, qui est de trouver un équilibre entre le divertissement léger, le rythme de jeu rapide, des parties très exigeantes sur le plan musical et une intrigue aux accents parfois plus sérieux qu’il n’y paraît. Avant d’être une opérette en allemand, La Chauve-Souris est une pièce de théâtre de l’Autrichien Roderich Benedix, La Prison, adaptée en français par Henri Meilhac et Ludovic Halévy qui l’intitulent Le Réveillon, et retransposée à son tour en allemand par les librettistes de Strauss. Agathe Mélinand propose aujourd’hui une nouvelle version du livret pour cette production… Laurent Pelly Effectivement, dans le registre de l’opéra-comique et de l’opérette, le texte est à mes yeux très important. Il doit être directement compréhensible, sans nécessiter de surtitrage, pour que le public en apprécie tout le mordant. J’ai donc souhaité que le texte, parlé comme chanté, soit entièrement en français. Je voulais aussi retrouver le style si particulier de Meilhac et Halévy, ces deux librettistes géniaux auxquels Offenbach doit quelques- uns de ses plus grands succès, comme La Belle Hélène, La Vie parisienne ou La Périchole. Agathe Mélinand a donc adapté le livret viennois de Karl Haffner et Richard Genée, en retournant au Réveillon, dans un esprit de vaudeville français. Les situations et les personnages possèdent une dimension très théâtrale, il y a ici quelque chose des pièces de Feydeau ou de Labiche. On est dans le registre de la comédie, certes, mais une comédie à la fois burlesque, satirique et caustique, qui, à certains égards, tient de l’étude de moeurs. Il était donc nécessaire d’adapter les textes – ce que font d’ailleurs aussi les Allemands, très souvent, quand ils montent La Chauve- Souris dans leur langue. Agathe Mélinand J’ai travaillé avec Laurent Pelly sur une quinzaine de titres d’Offenbach, la plus grande partie de ses livrets sont de Meilhac et Halévy. Comme souvent dans le vaudeville français, la drôlerie de leurs pièces trouve sa source dans la folie des situations. Les protagonistes deviennent les pantins d’évènements qu’ils ont eux-mêmes provoqués mais qui finissent par leur échapper totalement. C’est cette folie qui est intéressante, surtout à Pincornet-les- Boeufs… Justement, où et quand situez-vous l’action ? Laurent Pelly Pincornet-les-Boeufs, c’est une sorte de Trifouillis-les-Oies. Le spectacle se déroule quelque part entre le XIXe siècle et aujourd’hui, c’est très atemporel. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de voir le basculement de cette bourgeoisie de province un peu étriquée. Elle se piège elle-même dans le jeu des apparences et finit par perdre toute notion sociale dans une fête totalement débridée, orgiaque. Au départ il y a une histoire de vengeance un peu mesquine, mais le climax de l’oeuvre c’est vraiment l’acte II, le bal chez Orlofsky au cours duquel chacun prétend être un autre et se perd dans ses excès. C’est joyeux et décadent, voire sordide… Agathe Mélinand Et puis, comme très souvent dans l’opéra bouffe ou l’opérette, il n’y a pas d’amour dans cette histoire : personne n’aime. Les hommes ne pensent qu’à lutiner des jeunes filles, les femmes rêvent de tromper leur mari, et les bonnes cherchent par tout moyen à sortir de leur condition, quitte à se faire prostituées ou demi-mondaines. Et la chauve-souris dans tout ça ? Laurent Pelly Eh bien il n’y en n’a pas plus que dans l’opérette originelle ! La chauve- souris est simplement le souvenir d’une humiliation passée, qui est elle-même le point de départ de l’intrigue. D’ailleurs, à l’origine, dans Le Réveillon, c’est un oiseau bleu avec un bec jaune. Cependant, la chauve-souris, cet oiseau de nuit, charrie tout un univers fantastique, inquiétant... Or dans la fête de l’acte II, les personnages perdent pied avec la réalité, il y a comme une hallucination collective. Et Gaillardin, le personnage principal, vit une sorte de cauchemar. C’est ça aussi que je veux raconter, à travers la scénographie mais également la dramaturgie générale du spectacle. Johann Strauss fils, comme son père, est une figure emblématique de ce que l’on appelle le « style viennois ». Comment se caractérise cette musique ? HUMOUR ET DÉCADENCE AU BAL DES APPARENCES Johanna Malangré Dans ce style – et c’est ce qui me passionne –, les notes ne donnent qu’une image très approximative de la manière de jouer. Le véritable rythme d’une valse viennoise, par exemple, ne peut pas être rendu par notre notation musicale, il faut pour cela développer un sentiment. Le dialecte viennois et l’esprit de cette musique sont très proches : tout sonne un peu brouillon… mais d’une manière tellement élégante ! Agathe Mélinand La musique de Strauss possède un charme incroyable. Dans mon adaptation des dialogues, je me suis efforcée de coller à ce charme. Je pense toujours mes dialogues en fonction de la musique : je travaille en musique, avec la musique et pour la musique. D’ailleurs, dans les opérettes, les opéras-comiques ou les opéras bouffes, les dialogues ne sont là que pour la faire briller… Laurent Pelly C’est une partition qui comprend de nombreux airs et accompagnements très connus. Par exemple, tout le monde ou presque connaît l’air du champagne, même sans le savoir. Or, c’est toujours particulier de mettre en scène des tubes. Il faut inventer, éviter les choses convenues, les lieux communs qui peuvent exister dans l’imaginaire collectif. Comme l’a souligné Johanna Malangré, La Chauve- Souris est une partition très difficile pour les chanteurs, le rôle d’Adèle en particulier est extrêmement virtuose. Or, j’attends des solistes qu’ils soient également des acteurs, qu’ils effectuent un travail de théâtre autant que d’opéra. C’est particulièrement important dans le registre de la comédie, qui nécessite un jeu précis et rythmé pour mettre en valeur toute la causticité et l’ironie du texte. Johanna Malangré Si nous parvenons à jouer avec une grande légèreté, une grande vivacité, et à atteindre une flexibilité dans le tempo, alors nous rendrons justice à l’oeuvre, car l’humour mais aussi l’ambiguïté de l’histoire ressortiront merveilleusement. ˇ ELLE EST MÉCÈNE DES RETRANSMISSIONS OPÉRA LIVE DE L OPÉRA DE LILLE Caisse Régionale de Crédit Mutuel Nord Europe, SA coopérative de crédit à capital variable 4 Place Richebé 59000 Lille - RCS Lille Métropole 320 342 264 OPÉRA Retransmission gratuite L’équipe artistique LIVE en Hauts-de-France JOHANNA MALANGRÉ Beethoven avec l’Orchestre Comique et à l’Opéra national Direction musicale Philharmonique de Nagoya. du Rhin, La Voix humaine / jeudi 13 juin à 20h Johanna Malangré est depuis Élève de Johannes Schlaefi Les Mamelles de Tirésias au septembre 2022 la cheffe-à Zurich et formée par des Festival de Glyndebourne titulaire de l’Orchestre de mentors tels que Bernard (Prix de la meilleure nouvelle Picardie. Haitink, Paavo Järvi et Nicolas production aux International Forte de cette expérience, elle Pasquet, Johanna Malangré Opera Awards 2022) et L’Opéra de Lille sort de ses murs pour retransmettre Coproduction est régulièrement invitée à commence sa carrière de Le Songe d’une nuit d’été Opéra de Lille l’inénarrable Chauve-Souris de Strauss en direct et sur diriger en Allemagne, son pays cheffe d’orchestre en 2012 à l’Opéra de Lille. On lui Ozango Productions grand écran, dans 17 lieux des Hauts-de-France. d’origine (Philharmonisches à l’opéra, au Kammeroper doit aussi La Cenerentola Orchester Kiel, Dortmund Köln, puis comme assistante (Amsterdam, Genève, De quoi vibrer de concert et abolir toutes les distances ! La retransmission live Philharmoniker, Wuppertaler du Bergische Philharmoniker. Valence et Los Angeles), de La Chauve-Souris Sinfonieorchester, Münchner Elle obtient en 2019 le Premier Falstaff (Madrid et Tokyo), reçoit le soutien de Rundfunkorchester, Prix et les Prix du public et Les Noces de Figaro (Santa la Fondation Crédit Amiens Lille Deutsche Staatsphilharmonie de l’orchestre au Concours Fe et Matsumoto), ainsi que Mutuel Nord Europe. Maison de la Culture Place du Théâtre Rheinland-Pfalz, Göttinger MAWOMA à Vienne et se forme des reprises de Cendrillon Symphonieorchester, au répertoire contemporain (Chicago, Taiwan et New Gratuit Hidalgo Festival Orchestra à l’Académie de Lucerne, York), Platée, L’Élixir d’amour Beauvais Lomme et, en 2024-25, le Münchner créée par Pierre Boulez, où et Giulio Cesare (Paris Toutes les infos sur Théâtre du Beauvaisis Maison Folie Beaulieu Philharmoniker), en Espagne elle bénéficie des conseils de et Londres). Spécialiste opera-lille.fr (Real Filharmonía de Galicia Heinz Holliger et de Patricia d’Offenbach, il met en scène Béthune Montdidier et, la saison prochaine, Kopatchinskaja. La Périchole, Le Voyage l’Orquestra Sinfónica de dans la Lune, Barbe-Bleue, Jardin public Cinéma Hollywood Avenue Tenerife), en France (Orchestre LAURENT PELLY La Vie parisienne, La Belle National de France, Orchestre Mise en scène et costumes Hélène, La Grande-Duchesse Condette Nieppe Lamoureux, Orchestre Victor Laurent Pelly est metteur en de Gérolstein, Les Contes Château d’Hardelot Parc du château Hugo, Orchestre Pau-Pays de scène de théâtre et d’opéra. d’Hoffmann et Le Roi Carotte Béarn, Orchestre de Bretagne Il crée les costumes de tous (à l’Opéra de Lille en 2018). avec Gautier Capuçon avec ses spectacles et parfois leur Au théâtre, il monte Fourmies Orchies qui elle a réalise également scénographie. Il affectionne L’Impresario de Smyrne, scènes Théâtre Jean Ferrat Pacbo un enregistrement, et bientôt particulièrement les répertoires de la vie d’opéra (Goldoni) l’Orchestre National de français et italien, mais se en France et en Belgique en Haubourdin Roubaix Lyon, l’Orchestre de l’Opéra tourne aussi vers d’autres 2023, et la création française de Limoges et l’Orchestre compositeurs, notamment de Harvey (Mary Chase) au Centre culturel A. Lequimme Auditorium du conservatoire Philharmonique de Nice), en russes et tchèques. Parmi ses TNP de Villeurbanne et en Scandinavie où elle fait des projets lyriques de la saison, tournée en 2021-22. En 2022, Hirson Saint-Omer débuts remarqués avec le citons Les Maîtres chanteurs de il reçoit le Grand Prix Plaisir Cinéma Le Sonhir 3 Le Moulin à Café Helsinborgs Symfoniorkester et Nuremberg au Teatro Real de du théâtre pour l’ensemble de le Norrköping Symfoniorkester, Madrid. Ses créations récentes sa carrière. Il est directeur du et prochainement le incluent Eugène Onéguine Centre dramatique national Jeumont Wallers-Arenberg Jönköping Sinfonietta, et à la Monnaie Bruxelles et des Alpes-Grenoble de 1997 Gare numérique Arenberg Creative Mine en Suisse où elle dirige le Copenhague, Il turco in Italia à 2007 puis codirecteur avec Luzerner Sinfonieorchester, au Teatro Real de Madrid et à Agathe Mélinand du Théâtre Le Quesnoy Et chez vous sur Wéo ! le Musikcollegium Winterthur l’Opéra de Lyon, La Périchole national de Toulouse de 2008 et l’orchestre contemporain au Théâtre des Champs-à 2018. Il y crée notamment La Théâtre des 3 Chênes du Festival de Lucerne. Elle Élysées, à l’Opéra de Dijon et Cantatrice chauve (Ionesco), fera ses débuts au Japon en à l’Opéra royal de Wallonie-Les Oiseaux (Aristophane), juin 2025 dans un programme Liège, Lakmé à l’Opéra L’Oiseau vert (Gozzi), L’équipe artistique Mangeront-ils ? (Hugo), Macbeth et Le Songe d’une nuit d’été (Shakespeare). AGATHE MÉLINAND Adaptation du livret et des dialogues Formée à la Maîtrise de Radio France, Agathe Mélinand travaille d’abord pour le cinéma, la presse et la musique classique. Directrice adjointe au Centre dramatique des Alpes-Grenoble, elle devient codirectrice avec Laurent Pelly du Théâtre national de Toulouse. Parmi de nombreuses productions, elle traduit Le Menteur (Goldoni), Les Oiseaux (Aristophane) et L’Oiseau vert (Gozzi), mis en scène par Laurent Pelly, elle écrit Cami, la vie drôle ! et Les Aventures de Sinbad le Marin, met en scène Les Mensonges (Jean-François Zygel), écrit et met en scène Monsieur le 6 (d’après le marquis de Sade), traduit et réalise Tennessee Williams – Short Stories, écrit et réalise Erik Satie – Mémoires d’un amnésique, adapte et met en scène Enfance et adolescence de Jean Santeuil (Proust). Pour Laurent Pelly, elle adapte quatorze opéras d’Offenbach, dont La Belle Hélène, La Grande-Duchesse de Gérolstein, Les Contes d’Hoffmann, La Vie parisienne, Le Roi Carotte, Barbe-Bleue, Le Voyage dans la Lune et La Périchole. Elle écrit de nouveaux dialogues pour La Fille du régiment et adapte ceux de L’Étoile, du Roi malgré lui, de Béatrice et Bénédict et de Lakmé. En 2019, elle écrit des textes additionnels pour La Damnation de Faust, mise en scène par Richard Jones au Festival de Glyndebourne. En 2020, elle réalise le spectacle musical Le Petit Livre d’Anna Magdalena Bach, repris en 2023. En 2021, elle traduit Harvey (Mary Chase) pour la création française mise en scène par Laurent Pelly. En 2023, elle traduit et adapte L’Impresario de Smyrne (Goldoni). Agathe Mélinand collabore au Monde diplomatique. CHANTAL THOMAS Scénographie Chantal Thomas est diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Elle travaille régulièrement avec Laurent Pelly au théâtre et à l’opéra. Ils collaborent sur plus de soixante productions, notamment Le Roi Carotte, Viva la mamma et Barbe-Bleue à l’Opéra de Lyon, I puritani, Giulio Cesare, L’Élixir d’amour, Ariane à Naxos et Platée à l’Opéra national de Paris, La Fille du régiment, Manon et Robert le Diable au Royal Opera House de Londres et au Metropolitan Opera de New York, La Grande-Duchesse de Gérolstein et La Belle Hélène au Théâtre du Châtelet, Don Pasquale au Santa Fe Opera, à la Monnaie de Bruxelles et au Teatro Real de Madrid, L’Étoile et L’Amour des trois oranges au National Opera d’Amsterdam, Pelléas et Mélisande au Theater an der Wien, La Traviata et Candide au Santa Fe Opera, ou encore Les Noces de Figaro à Santa Fe et Matsumoto (Japon). Chantal Thomas travaille également avec des metteurs en scène et chorégraphes tels que Laura Scozzi, Jean-Louis Martin-Barbaz, Michel Rostain, Étienne Pommeret, Michel Hamon, Richard Brunel et Frédéric Bélier-Garcia. Les productions auxquelles elle participe sont jouées sur les plus grandes scènes, incluant le Gran Teatre del Liceu à Barcelone, la Scala de Milan, le Wiener Staatsoper et le Festival d’Aix-en-Provence. Ses dernières créations comprennent Così fan tutte et La Périchole au Théâtre des Champs-Élysées, et Le Turc en Italie au Teatro Real de Madrid. MICHEL LE BORGNE Lumières Michel Le Borgne est éclairagiste et régisseur lumière. Il travaille au Théâtre des 13 vents – Centre dramatique national de Montpellier de 1986 à 1998. Il assiste régulièrement Marie Nicolas auprès de metteurs en scène comme Louis-Charles Sirjacq, Élisabeth Chailloux, Didier Besace, Claudia Stavisky, Patrick Pineau et Jean-Louis Martinelli. Depuis 1998, il travaille au Théâtre de la Cité – Centre dramatique national de Toulouse. Il y collabore avec Laurent Pelly pour Funérailles d’hiver de Hanokh Levin, Les Aventures de Sinbad le Marin d’Agathe Mélinand, Macbeth et Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare, Mangeront-ils ? de Victor Hugo, L’Oiseau vert de Carlo Gozzi, La Cantatrice chauve d’Eugène Ionesco et Les Oiseaux d’Aristophane. Il éclaire aussi les spectacles de metteurs en scène tels que Marie Rémond, Chloé Dabert, Jonathan Châtel, Agathe Mélinand, Millaray Lobos García, Guillaume Séverac- Schmitz ou encore Galin Stoev. Depuis 2018, il travaille avec Laurent Pelly sur des productions lyriques ou théâtrales : Le Songe d’une nuit d’été de Britten, La Périchole d’Offenbach et L’Impresario de Smyrne de Goldoni. PAUL HIGGINS Assistant à la mise en scène Paul Higgins étudie à la Royal Academy of Dramatic Art. À sa création, il assure la direction artistique du Theatre 503, un théâtre londonien plusieurs fois récompensé et dédié aux nouvelles écritures. Il travaille pour le cinéma, comme assistant réalisateur sur des films allant de La Folie du roi George à Star Wars, et surtout pour l’opéra, au Royaume-Uni et en Europe, faisant revivre de nombreuses productions au Royal Opera House et à Glyndebourne. En 2017, il remporte le Prix de la meilleure production d’opéra aux Off West End Awards pour Così fan tutte (Kings Head Theatre de Londres). Sa production du dernier opéra de Stanford, The Travelling Companion, pour le New Sussex Opera est nominée en tant que meilleure oeuvre redécouverte aux International Opera Awards en 2019. En 2020, il réalise son premier court métrage basé sur les histoires de Damon Runyon. Comme metteur en scène, ses productions récentes incluent Les Maîtres chanteurs de Nuremberg et La Traviata pour le Regents Opera et la création mondiale de A Kind Man, un nouvel opéra d’après le roman de Susan Hill. Cette saison, il dirige les reprises de Don Giovanni à Glyndebourne et de L’Élixir d’amour de Laurent Pelly à Covent Garden, et The Dragon of Wantley, un opéra baroque rare. Ses projets futurs incluent la première au Royaume-Uni du Timbre d’argent de Saint-Saëns. ELSA BOURDIN Collaboration aux costumes Elsa Bourdin partage son temps entre cinéma et spectacle vivant (opéra, théâtre et cirque). Au cinéma, elle crée les costumes de films d’auteur tels que Le Sixième Enfant de Léopold Legrand et Fragile d’Emma Benestan. Elle commence à travailler en tant qu’assistante sur Samba d’Olivier Nakache et Éric Toledano (2014) aux côtés d’Isabelle Pannetier, Dheepan de Jacques Audiard (Palme d’or au Festival de Cannes en 2015), Joueurs de Marie Monge (2018) aux côtés de Virginie Montel, et Les Estivants de Valeria Bruni Tedeschi aux côtés de Caroline de Vivaise. Elle conçoit et réalise les costumes pour plusieurs pièces de théâtre, de Pierre Guillois notamment, et pour la compagnie de cirque Akoreacro. Dans le domaine de la mode, elle contribue aux collections haute couture d’Alexandre Vauthier de 2012 à 2014. Depuis 2014, elle participe à la sélection et à la mise en place des tissus de Première Vision, le salon international du textile et de la mode à Paris et New York. La peinture et le dessin ont une grande importance dans sa démarche artistique et sa pratique de costumière. CHRISTOPHE MANIEN Chef de chant Après avoir obtenu un Premier Prix de piano au conservatoire de Boulogne-Billancourt, Christophe Manien étudie au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris avec Serge Zapolsky, Pierre-Laurent Aimard, Graham Jonhson, Anne Grappotte, György Kurtág et Jeff Cohen. Il obtient les diplômes de formation supérieure en direction de chant, accompagnement vocal et musique de chambre. Auprès de la scène lyrique, il est chef de chant au Théâtre des Champs-Élysées, à l’Opéra Comique, au Festival d’Aix-en-Provence, à l’Opéra de Rouen et à la Monnaie de Bruxelles. À Lille, il prend part aux créations mondiales de La Métamorphose de Lévinas, Marta de Mitterer et Trois Contes de Pesson, et participe également aux productions de Quartett de Francesconi, du L’équipe artistique Roi Carotte d’Offenbach et du Songe d’une nuit d’été de Britten. Entre 2005 et 2015, il accompagne le Choeur de Radio France sous la direction de Riccardo Muti, Daniele Gatti, Myung-Whun Chung, Norbert Balatsch, Kurt Masur, Pierre Boulez, etc. Il prend également part à Radio France aux productions symphoniques des Gurre-Lieder de Schönberg sous la direction d’Esa-Pekka Salonen et de la Deutsche Sinfonie d’Hanns Eisler dirigée par Eliahu Inbal. À l’Opéra de Lille, il joue dans le cadre des Concerts du Mercredi avec les chanteurs Marielou Jacquard et Martin Mairinger. Il accompagne par ailleurs Florian Laconi, Laurent Korcia, Jérôme Boutillier, Naaman Sluchin, etc. En novembre 2023, il assiste Guillaume Tourniaire et dirige trois représentations de L’Aube rouge de Camille Erlanger au Festival de Wexford (Irlande). Parmi ses projets, signalons Aïda à Rouen, Le Barbier de Séville à Lille et La Voix humaine en version piano avec Véronique Gens à l’Opéra national du Capitole de Toulouse. MATHIEU ROMANO Chef de choeur Chef polyvalent, en quête perpétuelle d’expériences nouvelles, Mathieu Romano met à profit sa grande connaissance des voix solistes, du choeur et de l’orchestre pour aborder tous les genres, de la musique baroque à la création contemporaine en passant par le symphonique, aussi à l’aise sur scène qu’en fosse d’opéra. Lors de son master en direction d’orchestre du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, il bénéficie des conseils de chefs tels que François-Xavier Roth, Pierre Boulez, Susanna Mälkki et Zsolt Nagy. Il dirige des ensembles comme Les Siècles, l’Orchestre de chambre de Paris, le RIAS Kammerchor, le Latvian Radio Choir, l’Orchestre Français des Jeunes ou encore Les Frivolités Parisiennes et l’Ensemble Itinéraire. Il devient en 2023 directeur musical du Choeur de l’Opéra de Lille. Avec l’ensemble Aedes, dont il est fondateur et directeur artistique, il se produit dans les plus grandes saisons musicales et, depuis 2022, initie un projet de développement et de mise en réseau de la filière du chant choral dans les Hauts-de- France. Les interprètes GUILLAUME ANDRIEUX Gaillardin, baryton Guillaume Andrieux se forme à la maîtrise de l’Opéra national de Lyon, au conservatoire à rayonnement régional de Lyon puis au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Très vite, il est invité pour des rôles tels que Paul dans Les Enfants terribles (Philip Glass) à Bordeaux et Bilbao, Papageno dans La Flûte enchantée (Mozart) à Metz et Lyon, Mesrin dans La Dispute (Benoît Mernier) à la Monnaie de Bruxelles, le rôle-titre de Didon et Énée (Purcell) à Lyon, à la Ruhrtriennale et à l’Opéra des Flandres, Gardefeu dans La Vie parisienne (Offenbach) à Strasbourg, Mercutio dans Roméo et Juliette (Gounod) à Hongkong, l’Horloge et le Chat dans L’Enfant et les Sortilèges (Ravel) et le Dancaïre dans Carmen (Bizet) au Festival d’Aix-en-Provence, le Comte dans Les Noces de Figaro (Mozart) à l’Opéra de Lille, Hortensius dans La Fille du régiment (Donizetti) à la Fenice de Venise et Turin, Figaro dans Le Barbier de Séville (Rossini) au Théâtre des Champs-Élysées, au Festival d’Édimbourg, à Brême et Tours. Il se fait notamment remarquer dans le rôle-titre de Pelléas et Mélisande à Tourcoing, à la Rai de Turin, au Théâtre des Champs-Élysées, à Montréal et Québec, à Karlsruhe, Toulon et Dijon. En 2022, il enregistre des airs d’opérette avec l’Orchestre National de Cannes sous la direction de Benjamin Lévy (Warner Classics). Par ailleurs, il est lauréat HSBC du Festival d’Aix-en- Provence et nommé parmi les Révélations artiste lyrique aux Victoires de la Musique Classique 2016. Cette saison, il chante Frédéric dans Lakmé (Delibes) à Nice et à l’Opéra national du Rhin, et Popolani dans Barbe-Bleue (Offenbach) à Lyon. CAMILLE SCHNOOR Caroline, soprano Native de Nice, la Franco- Allemande Camille Schnoor remporte le concours international Vokal Genial en 2013. Nominée dans les catégories Meilleure chanteuse et Meilleure jeune chanteuse par le grand quotidien allemand Die Welt en 2016, elle est lauréate du Prix de la culture de Bavière en 2020. De 2016 à 2023, elle est soliste au Staatstheater am Gärtnerplatz de Munich où elle chante, entre autres, Donna Elvira (Don Giovanni), Fiordiligi (Così fan tutte), Mimì (La Bohème), Hanna Glawari (La Veuve joyeuse), Tatyana (Eugène Onéguine), et Antonia et Giulietta (Les Contes d’Hoffmann). En 2019, elle débute en Norvège avec Fiordiligi à l’Opéra de Bergen, ainsi qu’à l’Opéra national de Lorraine dans le rôle de Hilda (Sigurd de Reyer). Son interprétation de Ciò-Ciò-San (Madama Butterfly) en 2018 aux Opéras de Limoges et Rouen est particulièrement remarquée. Ces dernières saisons, elle se produit dans Parsifal au Festival de Bayreuth, la Symphonie no 9 de Beethoven à la Isarphilharmonie de Munich, La Princesse étrangère et La Veuve joyeuse à Nice, Madama Butterfly à Vichy, Le Chevalier à la rose à Genève, et La Bohème à Munich, Klosterneuburg et Aix-la- Chapelle. Elle fait ses débuts à l’Opéra national de Hongrie dans le rôle-titre d’Ariane à Naxos, et à l’Elbphilharmonie de Hamburg avec les dernières Ballades de Schumann sous la direction de Laurence Equilbey. Ses projets pour la saison 2024-25 incluent ses débuts à l’Opéra national de Bordeaux et à l’Opéra Comique dans Les Sentinelles, La Veuve joyeuse à Munich et Rusalka à Marseille. MARIE-EVE MUNGER Adèle, soprano Née au Canada, Marie-Eve Munger remporte le Premier Prix d’opéra au Concours international de chant de Marmande. Elle fait ses débuts à l’Opéra de Metz dans les rôles d’Ophélie (Hamlet) puis Nannetta (Falstaff), et participe à la création de Pastorale de Gérard Pesson au Théâtre du Châtelet, où elle tient ensuite le premier rôle dans Magdalena de Villa- Lobos. Sa carrière est alors lancée, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Attachée au répertoire contemporain, elle est de la création de The Second Woman au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris (Grand Prix de la meilleure création lyrique), interprète la Fée dans Pinocchio de Philippe Boesmans au Festival d’Aixen- Provence, à la Monnaie de Bruxelles et à l’Opéra de Dijon, et participe au Festival Musica de Strasbourg avec une oeuvre de Mauro Lanza. Récemment et cette saison, elle est le Rossignol dans Les Oiseaux de Braunfels à Strasbourg, Tytania dans Le Songe d’une nuit d’été à l’Opéra de Lille, la Reine de la nuit dans La Flûte enchantée à Strasbourg et Lausanne, Angèle dans Le Domino noir à Lausanne, la Fée dans Cendrillon à Chicago et Limoges et Adina dans L’Élixir d’amour au Florentine Opera de Milwaukee. En concert, elle interprète le rôle-titre de Theodora avec le Trinity Baroque Orchestra à New York, la Reine de Saba dans Rex Salomone de Traetta à Innsbruck et Afrida dans La Sorcière de Camille Erlanger à Genève. Parmi ses projets, citons le rôle-titre de Manon Lescaut au Teatro Regio Torino, Tytania à Lausanne et Blondchen dans L’Enlèvement au sérail à Saint-Étienne. CHRISTOPHE GAY Duparquet, baryton Après des débuts à l’Opéra national de Lorraine dans Il prigioniero de Luigi Dallapiccola, Christophe Gay s’illustre rapidement sur les principales scènes françaises et internationales. Il se produit dans un répertoire varié : Les interprètes oeuvres baroques (L’Orfeo, Platée, Castor et Pollux, Didon et Énée), rôles mozartiens (Don Giovanni, Così fan tutte, La Flûte enchantée) et opéras des XIXe et XXe siècles (Carmen, Rigoletto, Lakmé, Madama Butterfly, Les Contes d’Hoffmann, Candide, L’Étoile, Fortunio, etc.). Récemment on a pu l’applaudir dans La Traviata, Yvonne, princesse de Bourgogne et Iphigénie en Tauride à l’Opéra national de Paris, L’Heure espagnole avec l’Israeli Philharmonic Orchestra, Barbe-Bleue et Le Roi Carotte mis en scène par Laurent Pelly à l’Opéra national de Lyon, Carmen et Don Giovanni aux enfers de Simon Steen Andersen à l’Opéra national du Rhin, Ariane à Naxos à Limoges, Les Mamelles de Tirésias au Festival de Glyndebourne, La Princesse de Trébizonde avec le London Philharmonic Orchestra, ou encore Roméo et Juliette à l’Opéra de Québec. Parmi ses projets à venir, citons La Vie parisienne, Carmen à l’Opéra de Québec, Fortunio à l’Opéra de Lausanne et Giuditta à l’Opéra national du Rhin. RAPHAËL BRÉMARD Bidard, ténor Raphaël Brémard se forme au chant lyrique auprès de Marie-Paule Nounou et Gilles Ragon, avant d’intégrer le Centre national d’insertion professionnelle des artistes lyriques de Marseille, où il reçoit les conseils de Mady Mesplé, Yvonne Minton, Tom Krause et David Syrus. Il se produit sur les plus grandes scènes, notamment à l’occasion de la tournée mondiale d’Une flûte enchantée de Peter Brook, Molière du spectacle musical 2010, et de la tournée française des Caprices de Marianne avec le Centre français de promotion lyrique. Parmi ses nombreux rôles à l’opéra, citons Pedrillo (L’Enlèvement au sérail), Monostatos et Tamino (La Flûte enchantée), Basilio et Don Curzio (Les Noces de Figaro), le Remendado (Carmen à l’Opéra de Lille en 2010), Goro (Madame Butterfly), Gastone (La Traviata), Normanno (Lucia di Lammermoor), Spoleta (Tosca) ou encore le Fou (Wozzeck). À l’Opéra de Lille, il est la Théière, le Petit Vieillard et la Rainette dans L’Enfant et les Sortilèges en 2022. Il aborde également l’opérette et la comédie musicale, tandis que les ensembles Arianna, Les Éléments et La Rêveuse font appel à lui pour des concerts et récitals lui permettant de chanter le répertoire baroque, notamment The Fairy Queen de Purcell, le Magnificat de Bach, le Messie de Haendel et le Requiem de Mozart. Au théâtre, il joue dans L’Impresario de Smyrne de Goldoni mis en scène par Laurent Pelly. Au cours de la saison 2023-24, il incarne notamment Hadji dans Lakmé à l’Opéra national du Rhin, reprend la tournée de La Vie parisienne avec le Palazzetto Bru Zane et interprète Don Basilio dans Les Noces de Figaro à Marseille. FRANCK LEGUÉRINEL Tourillon, baryton Habitué des plus grandes scènes (Opéra national de Paris, Opéra Comique, Festival de Salzbourg, Chorégies d’Orange, etc.), Franck Leguérinel poursuit une riche carrière qui lui permet d’aborder de nombreux rôles dans le répertoire mozartien : Figaro, le comte Almaviva, Guglielmo ou encore Papageno – rôle dans lequel il remporte un grand succès à l’Opéra national de Paris, où il est régulièrement invité depuis le début de sa carrière. Il aborde également le répertoire italien (La Cenerentola, Le Turc en Italie, Don Pasquale, Falstaff, Viva la mamma, etc.) et le répertoire français (Platée, Les Mousquetaires au couvent, La Belle Hélène, La Périchole, Mârouf, savetier du Caire, etc.). Plus récemment, il interprète le Bailli dans Werther et Bartolo dans Le Barbier de Séville à Tours, le Baron dans La Vie parisienne à Rouen, Tours, Paris et Limoges, le marquis de Corcy dans Le Postillon de Lonjumeau, le major Cotignac dans Madame Favart, maître André dans Fortunio et le roi de Bavière dans Fantasio à l’Opéra Comique. Parmi ses projets, citons Agamemnon dans La Belle Hélène à Tours, Barbavano dans Les Brigands, Antonio dans Les Noces de Figaro et Alcindoro dans La Bohème à l’Opéra de Paris. HÉLOÏSE MAS Orlofsky, mezzo-soprano Après le piano et l’orgue, Héloïse Mas commence le chant au conservatoire d’Épinal auprès de Robert Boschiero. Elle se perfectionne ensuite à Sienne avant d’intégrer le Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon. En 2013, elle remporte le Premier Prix Voix de femme au Concours international de Marmande et le Prix du meilleur interprète français de l’Office franco-québécois pour la jeunesse. Elle est la Révélation classique de l’Adami en 2014, et lauréate de deux prix au Concours Reine Élisabeth en 2018. Parmi ses nombreux rôles, citons Robin-Luron dans Le Roi Carotte à l’Opéra de Lille, le rôle-titre de La Périchole à Montpellier, Saint-Céré, Antibes et Marseille, Smeaton dans Anna Bolena au Théâtre des Champs-Élysées, Mallika dans Lakmé au Teatro Real de Madrid, Charlotte dans Werther à Lausanne et Tours, le rôle- titre de Carmen à l’Opéra de Marseille ou encore Margret dans Wozzeck au Festival d’Aixen- Provence. Héloïse Mas se produit également en récitals et concerts. Elle chante notamment le Requiem de Mozart avec le Brussels Philarmonic et Les Troyens au Festival Berlioz à La Côte-Saint- André. Au cours de la saison 2023-24, elle interprète Idamante dans Idomeneo à l’Opéra national de Lorraine, Métella dans La Vie parisienne à l’Opéra de Limoges, Wölfin dans Le Géant sans coeur à la Philharmonie du Luxembourg, Boulotte dans Barbe-Bleue à l’Opéra national de Lyon, Vazanta dans Medgé au Megaron d’Athènes et Dulcinée dans Don Quichotte à l’Opéra de Marseille. JULIEN DRAN Alfred, ténor Issu d’une famille d’artistes lyriques, Julien Dran étudie le piano, le cor puis le chant au conservatoire de Bordeaux. En 2007-08, il bénéficie d’une résidence au Centre national d’insertion professionnelle des artistes lyriques et fait ses débuts sur scène à l’Opéra de Marseille. Lauréat du Concours international de chant de Clermont-Ferrand en 2009, il chante Ferrando dans Così fan tutte au Centre lyrique Clermont Auvergne. Il reçoit de nombreuses récompenses, dont le Premier Prix du Concours Julián Gayarre à Pampelune sous la présidence de Teresa Berganza, et le Premier Prix dans la catégorie chanteur masculin aux Paris Opera Awards en 2012. Il se produit rapidement sur de nombreuses scènes françaises et européennes avec une prédilection pour les répertoires français et italien. Ses interprétations de Nadir dans Les Pêcheurs de perles, d’Alfredo dans La Traviata et du rôle-titre du Faust de Gounod sont particulièrement remarquées. Récemment, il interprète également Le Soulier de satin de Marc-André Dalbavie à l’Opéra national de Paris, Nemorino dans L’Élixir d’amour et Edgard dans Lucie de Lammermoor à l’Opéra de Québec, Belmonte dans L’Enlèvement au sérail à l’Opéra de Marseille, Tonio dans La Fille du régiment à l’Opéra de Monte-Carlo. Parmi ses projets à venir, citons Arnold dans Guillaume Tell à l’Opéra de Lausanne, Nadir dans Les Pêcheurs de perles à Dijon, le rôle-titre de Faust à l’Opéra de Lille et à l’Opéra Comique, ainsi que des concerts avec le hr-Sinfonieorchester et le Münchner Philharmoniker. EDDY LETEXIER Léopold, comédien Formé au conservatoire de Liège, Eddy Letexier y obtient le Premier Prix du cours d’art dramatique en 1993. Au théâtre, il joue notamment sous la direction de Lorent Wanson (La Vie de Galilée de Bertolt Brecht, On dirait des vrais de Jean-Marie Piemme). Il joue également dans plusieurs mises en scène de Laurent Pelly : Renseignements généraux de Serge Valleti, Jacques ou la soumission et L’avenir est dans les oeufs d’Eugène Ionesco, Mille francs de récompense de Victor Hugo, Funérailles d’hiver de Hanokh Levin, Macbeth et Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, ou encore Les Oiseaux d’Aristophane. Il joue aussi dans Monsieur le 6 d’après Sade, Tennessee Williams – Short stories, Erik Satie – Mémoires d’un amnésique, Histoire de Babar, le petit éléphant, et Enfance et Les interprètes adolescence de Jean Santeuil d’après Proust, spectacles réalisés par Agathe Mélinand. En 2016, Eddy Letexier porte à la scène les histoires et personnages de l’auteur danois Jørn Riel dans son spectacle Racontars arctiques. Sa carrière sur les écrans est principalement constituée de courts-métrages tournés entre 1997 et 2004. Il incarne également le roi Hoël d’Armorique dans la série Kaamelott entre 2006 et 2009. CLAIRE ANTOINE Ida, soprano Claire Antoine étudie avec Jacques Schwarz au conservatoire régional de Toulouse et avec Mireille Delunsch au Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon. Elle est nommée Talent Adami Classique en 2021. De 2021 à 2023, elle est membre de l’Opera Studio du Dutch National Opera à Amsterdam. Elle y interprète la Première Servante dans Le Nain de Zemlinsky et le rôle-titre de Didon et Énée de Purcell avec le Nederlands Kamerorkest dirigé par Andreas Küppers. Elle fait actuellement partie des quinze artistes qui constituent la promotion 2023-24 de Génération Opéra. Parmi ses engagements récents, citons les rôles de Lady Clarence dans Henry VIII de Saint-Saëns à la Monnaie de Bruxelles sous la direction d’Alain Altinoglu dans une mise en scène d’Olivier Py et Madame Lidoine dans Dialogues des carmélites à l’Opéra royal de Wallonie-Liège sous la direction de Speranza Scappucci. Claire Antoine se produira cet été aux Chorégies d’Orange dans le cadre du récital « Scène émergente ». Elle fera prochainement ses débuts à l’Opéra national de Paris dans la production de Castor et Pollux de Rameau sous la direction de Teodor Currentzis dans une mise en scène de Peter Sellars, et à l’Opéra de Dijon en Leïla (prise de rôle) dans Les Pêcheurs de perles de Bizet. CHOEUR DE L’OPÉRA DE LILLE Le Choeur de l’Opéra de Lille, créé à la fin de l’année 2003, est composé d’un noyau de 24 chanteurs professionnels, dont près de la moitié sont issus de la région Hauts-de- France. Conformément à son projet artistique, l’Opéra de Lille a constitué un choeur non permanent, ce qui permet de l’adapter aux différentes formes de spectacles tout en créant une unité et une cohésion d’ensemble. Ainsi, les chanteurs sont appelés à se produire sur les grandes productions lyriques de l’Opéra dans un effectif pouvant aller jusqu’à 60 chanteurs mais aussi en formation de chambre. Depuis 2004, le Choeur de l’Opéra de Lille se produit régulièrement dans différentes villes de la région et dans le cadre des Belles Sorties de la Métropole Européenne de Lille, en proposant des programmes lyriques ou de musique vocale de chambre réunissant des oeuvres allant du XIXe au XXIe siècle. Les artistes du Choeur animent également, tout au long de la saison, des ateliers de chant et de médiation culturelle au sein de l’Opéra et hors les murs. En outre, ils participent régulièrement aux ateliers et concerts Finoreille. Yves Parmentier a dirigé le Choeur de l’Opéra de Lille de 2003 à 2023. Pour lui succéder, la direction musicale et artistique du Choeur a été confiée à Mathieu Romano, également fondateur et directeur artistique de l’ensemble Aedes. ORCHESTRE DE PICARDIE Fondé en 1984, l’Orchestre de Picardie s’est agrandi au fil des années pour atteindre aujourd’hui un effectif dit « Mannheim » de 37 musiciens permanents. Faisant suite à des prédécesseurs de renom comme Alexandre Myrat, Patrick Fournillier, Louis Langrée, Edmon Colomer, Pascal Verrot et Arie van Beek, Johanna Malangré en est la directrice artistique et cheffe permanente depuis septembre 2022. L’Orchestre de Picardie a pour mission la production, la transmission et la diffusion de la musique symphonique. Attaché à une relation de proximité avec tous ses publics, il se produit à travers toute la région afin de permettre l’accès à la musique classique aux populations les plus reculées. De fait, il a été le premier à recevoir le label d’Orchestre national en région en juillet 2018. Ambassadeur de sa région, l’Orchestre de Picardie participe à des réseaux européens qu’il a créés, et les partenariats durables dont il bénéficie concourent à déterminer une identité unique et témoignent de la modernité du projet qu’il conduit. Les activités de l’Orchestre de Picardie s’organisent autour de trois piliers : les concerts de saison, l’éducation artistique et les actions citoyennes. LUNETTES CONNECTÉES En plus d’un dispositif d’audiodescription, de programmes en braille ou caractères agrandis et de visites tactiles de décors, l’Opéra de Lille propose des lunettes connectées pour certains spectacles, dont La Chauve-Souris. Développées par Panthéa®, les lunettes connectéess offrent des surtitres personnalisés projetés directement sur les verres, en fonction des besoins du spectateur : surtitres multilingues (français, anglais ou néerlandais), en français adapté, en gros caractères ou traduction en LSF. Mise à disposition gratuite, sur réservation dès l’achat d’un billet de spectacle Plus d’infos : +33 (0)3 62 72 19 13 / dfeilleeatopera-lille [point] fr (dfeillee[at]opera-lille[dot]fr) Opération soutenue par l’État dans le cadre du dispositif « Expérience augmentée du spectacle vivant » de la filière des industries culturelles et créatives (ICC) de France 2030, opérée par la Caisse des Dépôts Choeur de l’Opéra de Lille direction Mathieu Romano Sopranos Adèle Bérard* Irène Candelier Audrey Escots Mathilde Flament-Candelier Bobae Kim* Mélinée Lesschaeve Isabelle Rozier* Altos Charlotte Baillot Aurore Dominguez Gwendoline Druesnes* Sophie Hanne* Lucile Komitès Gwénola Maheux* Ténors Benjamin Aguirre* Asier Aristizabal* Ismaël Armandola Arnaud Baudouin Renaud Goulet de Rugy Gil Hanrion* Pascal Marin Éric Pariche Barytons-basses Jean-Michel Ankaoua* Christophe Maffei Denis Puiroux Jocelyn Riche David Turcotte * également petit rôle soliste d’invité•e du prince Orlofsky Orchestre de Picardie Orchestre national en région Hauts-de-France direction musicale Johanna Malangré Violon solo supersoliste Zbigniew Kornowicz Premier violon solo Taiping Wang Violons Florence Dume Clara Abou Arfan Alhanbali David Bonneault Natalia Carliez-Erlikh Élisabeth Dalbe Marie-Luce Gillet Caroline Lalancette Véronique Leroux-Thirault Fabien Lesaffre Évelyne Maillot Yann Passabet-Labiste* Altos Marie-Claire Méreaux-Rannou Jean-Paul Girbal Arnaud Guilbert Léo Derrey* Violoncelles Laurent Rannou Ara Abramian Christine Meurice Marie-France Plays Contrebasses Olivier Talpaert Sylviane Cleenewerck* Flûtes François Garraud Sabine Le Guern Hautbois Maryse Steiner-Morlot Anne Philippe Clarinettes Romy Bischoff Claire Tuytten* Bassons Gilles Claraz Antoine Aboyans Billiet* Cors Soline Le Meur Vincent Defurne Mathieu Balesse** Jean Seleskovitch** Trompettes Benoît Mathy Édouard Barlerin* Trombones Maxime Delattre** Jean-Charles Dupuis** Stéphane Paris** Timbales François Merlet Percussions Lucas Coudert** Maxime Robin** Harpe Ségolène Brutin** * remplaçant•e ** musicien supplémentaire Opéra de Lille Marie-Pierre Bresson adjointe au maire de Lille, déléguée à la Culture, à la Coopération décentralisée et au Tourisme, présidente du conseil d’administration de l’Opéra de Lille Caroline Sonrier directrice Euxane de Donceel directrice administrative et financière Mathieu Lecoutre directeur technique et de production Cyril Seassau secrétaire général Josquin Macarez conseiller artistique aux distributions Équipe technique et de production de La Chauve-Souris Régie générale Stéphane Lacharme Régie de production Gabrielle Hanne, Elisa Peters Régie plateau Corentin Michat Chef cintrier Emmanuel Podsadny Équipe plateau Sarah Delpierre, Alexis Flamme, Camille Lefevre, Flavia Le Poder, Tristan Mercier, Jonas Pamart-Palà, Vincent Rigaud, Sara Ruiz- Marmolejo, Philippe Sinibaldi Régie lumières Pierre Loof Équipe lumières David Mauqui, Hugo Patino- Arrieta, Antoine Reisch, Frédéric Ronnel Régie son/vidéo David Lamblin, Sylvain Tricotet Régie accessoires Mélanie Miranda Accessoires Caroline Goron Régie costumes Camille Devos Habillage Céline Thirard, Capucine Desoomer, Mélanie Deswelle, Lili Fortin, Sylvie Letellier, Alice Verron Régie maquillage/coiffure Gaëlle Mennesson Maquillage/coiffure Anne-Lise Bayard, Emmanuelle Brechet, Lou Caron, Claire Dournel, Khaddouj El Madi, Lucie Métrier, Sylvie San Martino Régie du choeur Pierre-Guy Cluzeau Atelier costumes Camille Devos, Magali Broc- Norris, Colette Perray, Laurie Chamosset, Sylvie Dermigny, Capucine Desoomer, Lucie Destailleur, Élise Dulac, Sonia Evin, Joséphine Hoff, Julie Lardrot, Maud Lemercier, Mélanie Loisy, Anne Plé, Solène Rouzé, Annabelle Verrier, Alice Verron Réalisation des décors Espace & Cie Réalisation des impressions Atelier Devineau Réalisation des accessoires et des costumes Opéra de Lille Réalisation des masques Carole Allemand assistée de Camille d’Alençon et Alexandra Leseur Surtitrage Juliette Rivens / Panthea Chargée de production Anne Salamon Attachée de production pour le choeur Clémence Sorin L’Opéra de Lille remercie Avril, qui fournit gracieusement des cosmétiques bio pour le maquillage et le soin des artistes. L’Opéra de Lille, Théâtre lyrique d’intérêt national, est un établissement public de coopération culturelle financé par : Dans le cadre de la dotation de la Ville de Lille, l’Opéra de Lille bénéficie du soutien du Casino Barrière L’Opéra de Lille remercie pour leur soutien ses mécènes et partenaires MÉCÈNES PRINCIPAUX MÉCÈNE EN MÉCÈNE COMPÉTENCES EN NATURE MÉCÈNE PRINCIPALE PARTENAIRES ASSOCIÉS DE LA CHAUVE-SOURIS MÉCÈNE DE LA RETRANSMISSION DE LA CHAUVE-SOURIS LIVE L’Opéra de Lille remercie également la famille Patrick et Marie-Claire Lesaffre, mécène passionné d’art lyrique, pour son soutien particulier à l’opéra Tristan et Isolde. MÉCÈNES ASSOCIÉS AUX ATELIERS Devenons partenaires ! DE PRATIQUE VOCALE FINOREILLE Pour construire un partenariat sur mesure ou pour tout renseignement, contactez-nous : entreprisesatopera-lille [point] fr (entreprises[at]opera-lille[dot]fr). PARTENAIRES MÉDIAS Restauration et bar d’entracte Avant le spectacle et pendant l’entracte, bar et petite restauration dans le Grand foyer Véritable institution lilloise, Méert est un temple de la gourmandise. Ladresse historique de la rue Esquermoise accueille une boutique, un salon de thé et un restaurant. Avant les représentations et lors des entractes, Méert vous propose des boissons et en-cas salés, ainsi que l’icône de la Maison : la célèbre gaufre fourrée à la vanille de Madagascar. Responsable de la publication Opéra de Lille Licences PLATESV-R-2021-000130 PLATESV-R-2021-000131 PLATESV-R-2021-000132 Coordination Bruno Cappelle Conception graphique Atelier Marge Design Imprimerie Gantier Marly, mai 2024 Crédits photos : couverture © Alexis Jamet p. 6-11 © Simon Gosselin p. 14 © Zuzanna Specjał / © Carole Parodi / © Polo Garat opera-lille.fr @operalille

 

Mécène associé aux retransmissions live de La Chauve-Souris, la Fondation d’entreprise Crédit Mutuel Nord Europe favorise ainsi l’accès d’un large public au répertoire lyrique. 

Horaires

20h